• Pablo Ziffer

Neuburger - Vitrail à l'homme sans yeux, for solo piano (2011)


Neuburger : Vitrail à l'homme sans yeux, for piano solo (2011)

Recording of the premiere at the Auditorium du Louvre, Paris, September 2011

Piano: Jean -Frédéric Neuburger

Painting : William Turner, Snowstorm (1842)


The man without eyes is the contemporary male or female, the wandering traveler in a world that often he does not stop to observe. The window is the musical depiction of a dreamed world, multi-colored and luminous. An imaginary stained glass. The first part of the piece is a large "prelude" of arpeggios , crescendi , gradually taking over the whole keyboard . The second part (3'48") moves us to the heart of the piece, it is here that we find the "multicolored world ". Dynamic contrasts, fantastical trills, tempi changes, the spirit in turn playful or tormented. At the end of this section, the music is distilled into four principal notes forming a diminished seventh chord spread across the whole keyboard, until a final dramatic impact resonates at length, like an interrogation. From this resonance, the third section emerges, a sort of lullaby (14'06") harmonized in an increasingly complex way, with groups of notes ripping up the keyboard more and more violently, until all traces of the lullaby is destroyed. A long silence and concise epilogue: short gestures - sometimes percussive - silence, uncertainty. This is the provisional conclusion of the stained glass window.

Clefs d'écoute :

L'homme sans yeux, c'est l'homme-femme contemporain, voyageur errant dans un monde qu'il ne regarde souvent pas. Le vitrail, c'est le dessin musical d'un monde rêvé, multicolore et lumineux ! Vitrail imaginaire. La première partie de la pièce est un grand «prélude» d'arpèges, crescendo, gagnant progressivement tout le clavier. La deuxième partie (3'48") nous installe au cœur du «vitrail» : c'est là le «monde multicolore». Contrastes dynamiques, trilles fantasques, changements de tempi, esprit tout à tout ludique ou tourmenté. A la fin de cette partie, la musique se cristallise sur quatre notes principales formant un accord de septième diminuée réparti sur tout le clavier, jusqu'à un dernier impact dramatique résonant longuement, comme une interrogation. De cette résonance émerge la troisième partie, sorte de berceuse (14'06") harmonisée de façon de plus en plus complexe, avec des grappes de notes déchirant le clavier de plus en plus violemment, jusqu'à détruire tout trace de cette berceuse. Long silence, et épilogue concis : gestes brefs, parfois percussifs- le silence, l'incertitude, sont la conclusion provisoire du vitrail.

#JeanFrédéricNeuburger

0 vistas